Archive pour février 2012

Ecrire, correspondre, calligraphier…

Photo R. Pays

Pour tous ceux qui aiment l’écriture, affectionnent la correspondance, apprécient et souhaitent pratiquer la calligraphie, une seule adresse, celle du musée de La Poste. Accompagner le goût des textes et de leurs supports, une démarche naturelle pour un établissement dont la vocation première est de raconter l’histoire de l’écrit et de ses modes de transport.

La boutique de l’Adresse Musée de La Poste propose un large choix de coffrets et de produits permettant de s’adonner au plaisir de la plume, du crayon et du pinceau… De quoi satisfaire toutes ses envies d’écriture, enluminure, calligraphie, dessin… Ou celles de ses amis… Voici une sélection de l’offre du musée :

– Un coffret d’apprentissage à l’enluminure, contenant livret d’apprentissage, porte-plume avec plume de dessin, deux pinceaux et six flacons d’encre (or, rouge, bleu, blanc, jaune, noir).

– Un  coffret de cire à cacheter, contenant 10 petites cartes, une bougie, 3 bâtons de cire grenat et un tampon avec une pastille « soleil ».

 – Un carnet de poche à fermeture élastique.

 – Une boîte de correspondance, avec 10 cartes/10 enveloppes C6 + crayon à papier avec gomme.

 – Un bloc-note avec fermeture aimantée.

 – Une boîte « notes »

Une mini boîte métal (7cmx2cm), contenant une pince et un bloc de feuilles, un taille-crayon, un petit crayon… et la gomme chat ! A garder dans la poche ou le sac. (AP)

 La Boutique de l’Adresse Musée de La Poste 34 boulevard de Vaugirard 75015 Paris.

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Le patrimoine philatélique s’enrichit !

Parmi les diverses acquisitions de l’Adresse Musée de La Poste, les versements de pièces philatéliques de tout genre, en provenance de Phil@poste, constituent le plus important ensemble de muséalias conservé au musée ! Aussi, tous les nouveaux produits philatéliques créés par Phil@poste trouvent aujourd’hui leur place dans les réserves du musée afin de mieux répondre aux demandes des chercheurs, philatélistes et commissaires d’expositions mais surtout, pour assurer une transmission de ce patrimoine aux générations futures. Parmi ces pièces, qui peuvent être consultées sur place et sur rendez-vous sur simple demande, se trouvent les timbres-poste nouvellement émis et tous les stades de leur création : maquettes, projets, poinçons, essais, épreuves, bons à tirer… ou encore divers produits « dérivés » tels que les documents philatéliques officiels, gravures, collectors, vignettes LISA, entiers postaux…

C’est ainsi que tout dernièrement ont été versés au musée quelques pièces bien particulières : des prêts-à-poster « Portail du Timbre » ainsi qu’une feuille de 30 « Mon Timbre à Moi » pour les voeux 2012 de l’ADphile (Association pour le développement de la Philatélie) ! Des traces nouvelles dans l’histoire de la philatélie française 🙂 Merci ! Merci !

(MN)

« Marianne », feuille de 30 « Mon Timbre à Moi » pour les voeux de l’ADphile, 50 g Monde, 2012 

Antoni Tapiès et son timbre pour la France

Le peintre et sculpteur catalan Antoni Tapiès, un des plus grands noms de l’art contemporain européen, est décédé lundi 6 février à Barcelone à 88 ans. Artiste autodidacte qui avait obtenu une reconnaissance internationale avec ses toiles et compositions étonnantes, parfois réalisées avec des matériaux de récupération, Tapiès est également auteur d’un timbre-poste pour la France. Son oeuvre est aujourd’hui associée à d’autres grands noms de l’art du XXème siècle, tels que Joan Miro et Salvador Dali, eux aussi catalans, ainsi qu’au mouvement surréaliste. Après ses études de droit et de dessin, à Barcelone, l’artiste fonde le groupe et la revue « Dau al Set », période surréaliste après laquelle il transmue les matériaux les plus divers et les plus pauvres en signes picturaux. Dès 1950, année de sa première exposition personnelle, il inclut couleurs et fossiles dans des blocs empâtés de colle, de sable et de plâtre. Il utilise des journaux, des bouts de ficelle pour des collages au contenu social provocant (« Journal avec signe », 1964). A la fin des années 1960, il revient à des compositions plus figuratives – tableaux-objets et bas-reliefs -, toiles barrées de croix ou imprimées de « croix manifestes ». Cette croix, signe graphique omniprésent, obsédant, présente tout au long du cheminement de Tapiès (apparaît dans son œuvre en 1945 : « Croix de papier journal »), est la première lettre de la femme aimée « Térésa » ou tout simplement le « T » de Tapiès, la signature, qui assume totalement au regard du spectateur la charge émotionnelle du tableau. Cette croix, qui barre et qui refuse, symbole de ses compositions lacérées et griffées exprimant une attitude de contestation, figure également sur l’œuvre de Tapiès créée spécialement pour un timbre-poste de France, émis le 23 novembre 1992. (MN)

Antoni Tapiès, bon à tirer du timbre-poste imprimé en héliogravure, dessin d’Antoni Tapiès, mise en page de Michel Durand-Mégret, impression en 1992 /© L’Adresse Musée de La Poste / La Poste / ADAGP, Paris 2012

A la faveur de la nuit…

Les "nocturnes" de l'Adresse Musée de La Poste, tous les jeudis de 18 h à 20 h. Photo R. Pays.

Pour ceux qui ne peuvent se libérer qu’en fin de journée, comme pour ceux qui préfèrent des visites plus intimes, l’Adresse Musée de La Poste a mis en place l’automne dernier les « nocturnes » du jeudi. Un « plus » à user sans modération…

La fréquentation de l’Adresse Musée de La Poste, en forte hausse depuis 3 ans, ne se dément pas en ce début d’année. En particulier en ce moment, à la faveur de deux présentations  auxquelles le public adhère largement : l’exposition Sorcières, mythes et réalités, proposée jusqu’à la fin mars, et les installations pleines d’humour et d’imagination de Plonk & Replonk, un collectif d’artistes suisses plutôt décapant. Une affluence qui n’altère cependant pas le confort des visiteurs, les espaces du musée pouvant accueillir un grand nombre d’entre eux dans de bonnes conditions. Mais tous ceux qui préfèrent des visites davantage intimistes peuvent aussi profiter des Sorcières comme des Plonk dans une ambiance plus feutrée : il leur suffit de se rendre aux nocturnes que le musée a mis en place depuis quelques mois. C’est tous les jeudis, de 18 h à 20 h. Bonne visite à tous… en (bonne) compagnie ou plus entre soi. (RP)

« Sorcières, mythes et réalités », à la galerie du Messager, jusqu’au 31 mars. « Plonk & Replonk », dans les collections permanentes, tout au long de l’année 2012. L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. 

Comment naissent et se développent les préjugés : un atelier proposé par l’Adresse Musée de La Poste

Ils sont une vingtaine à participer à l’atelier Chasse aux sorcières… et autres idées reçues, une animation proposée par l’Adresse Musée de La Poste dans le cadre de l’exposition Sorcières, mythes et réalités. Une quinzaine de jeunes entre 8 et 12 ans et une demi-douzaine d’accompagnateurs, parents ou grands-parents. Objectif de la séance : mieux comprendre comment naissent et se développent les préjugés. Compte rendu de la séance. 

« Cet atelier a pour objet, à travers un certain nombre de jeux et d’échanges entre nous, d’identifier les préjugés, de voir comment ils se manifestent », rappellent en début de séance Pascale et Caroline, les deux animatrices. Premier jeu : les participants sont debout, les uns à côté des autres, et Pascale et Caroline egrènent quelques affirmations. On avance d’un pas si on se sent concerné, on ne bouge pas si on ne veut pas se dévoiler et on recule si on n’est pas d’accord. « Je suis né en France », « Je suis handicapé », « A la maison on parle plusieurs langues », « J’ai une religion »… Suit un débat. Jeunes et moins jeunes s’expriment. « Quand on se retrouve seul, on est gêné », « On est content d’être plusieurs dans le même cas »… Vient le jeu de « la pastille ». On colle sur le front des participants des pastilles de couleurs différentes. Puis sans parler, juste avec des regards et des gestes, il faut constituer des groupes par couleur. Des échanges s’engagent sur la façon dont les enfants – et aussi les adultes – vivent la notion de groupe. Et les discriminations qui peuvent s’y attacher :  » A l’école, les garçons et les filles forment souvent des groupes séparés », « Les artistes et les intellos ne se mêlent pas », « Les riches et les pauvres sont chacun de leur côté »… On parle aussi de l’exclusion. Par les vêtements, la façon de parler, les goûts… Et des conséquences de l’exclusion : « On se retrouve seul », « Ca fait mal », « Ca peut aussi nous arriver »…  La séance se termine. Les participants rejoignent l’exposition toute proche. Avec sans doute un regard déjà un peu différent sur les sorcières, les guérisseurs, les magnétiseurs… et les autres. (RP)

« Chasse aux sorcières… et autres idées reçues », une animation conçue en partenariat avec l’association Estim’. Prochaines séances, mardi 28 février et jeudi 1er mars à 15 h, durée 1 h 30, tarif 6.50 euros (billet d’entrée à l’exposition « Sorcières, mythes et réalités » inclus). Public : familles (parents et enfants). Renseignements et réservations au 01 42 79 24 24. L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Le musée à dessein animé…

Daniel et Arnaud installent les vitrines accueillant les personnages de "Nicolas et Guillemette", un film d'animation de la réalisatrice Virginie Taravel. Photo R. Pays.

Une nouvelle expo se prépare actuellement à l’Adresse Musée de La Poste. Consacrée aux films d’animation, elle comportera un volet « historique » et un volet « création contemporaine ». Rendez-vous début mars…

J-20… Dans les coulisses du film d’animation, la  prochaine exposition de l’Adresse Musée de La Poste ouvrira ses portes le 12 mars prochain. « L’histoire des dessins animés, des jeux optiques du 19e siècle aux premiers films de cinéma juqu’aux séries contemporaines, formera la première partie de la présentation, explique Céline Neveux, la commissaire de l’exposition, et dans une seconde partie, les différentes étapes de réalisation de deux oeuvres françaises récentes, la série télé Oggy et les cafards et le court métrage Nicolas et Guillemette, seront montrées et expliquées. » Un « programme » alléchant qui devrait attirer toutes les générations, des amateurs de Walt Disney ou Tex Avery en passant par ceux des mangas et des créations actuelles. Les équipes de montage du musée s’affairent déjà depuis quelques jours à tout mettre en place : théâtres optiques, affiches, écrans de télévision, vitrines, dessins de recherches, storyboard… Plusieurs espaces de visionnage seront également installés, de véritables mini salles de cinéma, décorées de rouge à l’instar des lieux de spectacle traditionnels. Lever de rideaux dans 20 jours… (RP) 

Dans les coulisses du film d’animation, à partir du 12 mars, salles 13, 14 et 15, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Bientôt un timbre pour Mars…

La Poste et le Centre national d’études spatiales (CNES) organisent un concours en vue de créer un timbre  qui figurera – à terme… – sur les courriers à destination de la planète Mars. Les jeunes de 10 à 17 ans sont invités à y participer.

Le Centre national d’études spatiales le constate depuis des années : les astronautes en mission apprécient de recevoir du vrai courrier émanant de leurs proches. C’est pourquoi, c’est une tradition, des lettres sont régulièrement acheminées via les cargos ravitailleurs vers la station spatiale internationale. « La première chose que nous faisons lorsque ces cargos nous rejoignent, c’est de nous précipiter sur le courrier, confirme le spationaute français Jean-François Clervoy, on touche la lettre, on sent l’odeur du papier, on reconnaît les écritures, c’est très important. »

Après la conquête de la Lune en 1969, la prochaine destination d’explorateurs terriens sera la planète Mars (au terme d’un voyage de 8 mois, un robot y sera d’ailleurs déposé dès cet été). « Quand nous irons sur Mars, nous ne verrons plus la terre parce qu’elle sera trop éloignée, poursuit Jean-François Clervoy, nous aurons alors un tel plaisir à ouvrir les lettres qui seront pour nous comme un cadeau de la terre. »

C’est pour ces raisons que La Poste et le CNES ont lancé il y quelques jours un grand concours dans la perspective de réaliser le visuel du timbre pour les courriers à destination de Mars. Il est ouvert aux jeunes de 10 à 17 ans (et sera clos le 16 avril). Toutes les techniques sont acceptées (collage, peinture, dessin au crayon, au feutre… ), exceptée la photographie. Le créateur du projet retenu sera récompensé le vendredi 15 juin, dans le cadre du salon Planète Timbres de Paris (auquel l’Adresse Musée de La Poste participera). Il gagnera notamment un séjour pour deux à Kourou, en Guyane (où il pourra découvrir les installations du centre spatial). De nombreux autres prix seront également décernés… (RP)

Pour en savoir plus sur le concours : www.planete-timbres.fr/footer/untimbre.html

Panorama des timbres-poste de France, salle 11, et espace Timbres, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.


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