Archive pour octobre 2011

Vous avez-dit « pigeongramme » ?

L’emploi des pigeons pour le transport des courriers est connu depuis bien longtemps. Le sultan d’Egypte Nourredin établit à partir de 1146 une poste aux pigeons permanente. Le pigeon est également utilisé en Belgique pour la transmission des cours de la Bourse. Cependant, c’est en France, pendant la guerre de 1870 et durant le siège de Paris, que ces oiseaux sont de parfaite efficacité. Ils doivent alors apporter aux Parisiens les nouvelles de la province. Les dépêches microfilmées sont placées dans un tube fixé à la queue du pigeon. Lâché près de Paris, l’oiseau est recueilli par un facteur. Ces messages portent le nom de « pigeongrammes » ou « dépêches par pigeon ». Officielles ou privées elles sont d’abord écrites à la main sur du papier fin, puis imprimées et réduites par la photographie. Pour être lu, le message est projeté sur un écran au moyen d’une « lanterne magique ». (MN)

« Pigeongramme », décret de Steenackers du 12 octobre 1870 réunissant les Postes et les lignes télégraphiques, jamais paru à l’Officiel, 4,8 x 4 cm (PO MO 994.18) © Coll. L’Adresse Musée de La Poste, Paris, DR.

Paris complètement timbré

Photo M. Fischer

Durant les vacances de la Toussaint, l’Adresse Musée de La Poste a multiplié les animations. Elle a notamment proposé des ateliers originaux permettant de découvrir Paris à travers les timbres. Une initiative couronnée de succès…

Un grand nombre de timbres – récents comme plus anciens – sont illustrés d’images montrant ou évoquant Paris (le métro, le Centre Pompidou, Notre-Dame… ). Ce sont ces timbres sur lesquels s’appuient les ateliers « timbrés » que l’Adresse Musée de La Poste propose notamment lors des vacances scolaires. Avec succès : les séances organisées durant le congé de la Toussaint ont été suivies par de très nombreux jeunes participants. Le principe de ces ateliers : faire découvrir la capitale, ses monuments, ses quartiers, son histoire via tous les timbres qui y font référence. A l’issue de l’atelier, les enfants savent une foule de choses sur Paris. Et ils sont aussi en mesure de reconnaître – simplement en l’effleurant – un timbre gravé d’un timbre imprimé en héliogravure. Ils apprennent également les éléments obligatoires qui figurent sur un timbre! Et repartent avec le dessin d’un timbre sur Paris qu’ils ont imaginé et conçu. (RP)

Pour en savoir plus sur les animations proposées par l’Adresse Musée de La Poste et pour réserver des dates, contacter le 01 42 79 24 24, ou aller sur la rubrique « Mon musée » du site.

« Bravo et Merci » à l’équipe de France de rugby

C’est un bel hommage : La Poste vient d’émettre un timbre pour saluer la performance de l’équipe de France lors de la Coupe du monde de rugby qui vient de se dérouler en Nouvelle-Zélande. Ovale et tricolore, il est disponible depuis quelques jours au musée et dans tous les bureaux de poste.

Elle n’a pas gagné. Mais il s’en est fallu d’un rien. D’un point. D’un tout petit point. Pas de regret, l’équipe de France de rugby a disputé une belle finale, s’est montrée à la hauteur de l’événement. En face, c’étaient les « Blacks » quand même. La Poste ne s’y est pas trompée, dans la foulée de cette rencontre au sommet elle a émis un timbre en l’honneur de l’équipe de Marc Lièvremont (le sélectionneur a été acclamé mercredi par la foule qui attendait le retour des « bleus » à Roissy). Un joli timbre, ovale, comme il se doit. Tricolore. Marqué des deux seuls mots qui conviennent : « Bravo et Merci ». Un message qui s’adresse à tout le groupe France, au staff comme aux joueurs emmenés par leur emblématique capitaine Thierry Dusautoir (auteur de l’essai français de la finale). Encore bravo et merci à eux de nous avoir fait vivre une finale passionnante.

Réalisé par Stéphane Humbert-Basset, le timbre « Bravo et Merci » a été émis dans la foulée de la finale de dimanche et est disponible dans les bureaux de poste – et à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste – depuis le début de la semaine. Il est de forme ovale sur format carré  – 38 x 38 mm – et papier gommé (valeur faciale 0,60 euro) et a été imprimé en héliogravure à 2 millions d’exemplaires. (RP)

Les visites en costume se taillent un beau succès

Photo M. Fischer

L’Adresse Musée de La Poste propose régulièrement des animations originales durant les vacances scolaires. Pour ce congé de la Toussaint, plusieurs visites « en costume » sont ainsi programmées. Une manière innovante et attractive de parcourir les collections du musée.

Le conférencier endosse tour à tour des tenues de courrier du roi, facteur de la petite poste (on appelait ainsi les premiers services de distribution mis en place en ville vers 1770), facteur rural  du 19ème siècle et pilote de la poste aérienne… Ce n’est plus un conférencier, un guide, c’est un personnage de l’histoire qui apparaît alors et raconte sa vie, son travail quotidien, des anecdotes. Et le visiteur n’est plus tout à fait dans un musée, il se transporte sur les routes et dans le Paris du siècle des lumières, sur les pistes d’atterrissage des escales de l’Aéropostale… 


Les Visites en costume s’adressent aux petits et aux grands enfants, aux familles, à tous ceux qui sont désireux de découvrir le musée de manière ludique, originale et interactive. Lancée en 2009, cette animation rencontre un grand succès auprès des groupes et des visiteurs individuels. Elle est régulièrement proposée, notamment lors des vacances scolaires. (ES/RP)

Pour en savoir plus sur les animations de l’Adresse Musée de La Poste et pour réserver des dates, contacter le 01 42 79 24 24 ou aller sur la rubrique « Mon musée » du site.

Il y a trois siècles, Clipperton…

Il y a 300 ans, deux Français débarquaient sur  Clipperton, un îlot perdu au large des côtes mexicaines. La Poste vient d’émettre un timbre pour commémorer l’événement.

On l’a d’abord appelée île de la Passion. Ce sont les Français Michel Dubocage, le 3 avril 1711, puis, Martin de Chassiron qui, les premiers, ont découvert cet îlot coralien du Pacifique de moins de 2 km2. La terre la plus proche, à 1000 km, c’est l’île de Socorro, qui fait partie de l’archipel mexicain de Revillagigedo. Et les côtes mexicaines sont distantes de près de 1300 km. Sans que l’on sache exactement pourquoi, l’île a pris le nom d’un flibustier et naturaliste anglais, John Clipperton. L’endroit a bien souvent suscité des convoitises. Au point que le Mexique, attiré par le guano qui s’y trouvait à l’époque en grande quantité, l’a occupé à la fin du 19ème siècle.

Une fois par an, un bâtiment de la marine nationale se rend sur Clipperton. Notamment pour y remplacer une plaque officielle et le drapeau tricolore, parfois abimés par des contrebandiers de passage. L’île est inhabitée, mais son intérêt réside dans la possession d’une zone économique d’envion 200 miles qui permet à la France d’être membre de la commission du thon du Pacifique et ainsi d’avoir accès à des droits de pêche. (RP)

Timbre 1711, découverte de l’île de Clipperton, création et gravure de Marie-Noëlle Goffin, impression taille-douce 2 poinçons, format 40 x 30 mm, disponible depuis le 24 octobre dans les bureaux de poste et à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste.


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