Archive pour juillet 2011

Des pièces de collection en étain

Photo M. Nowacka

La boutique de l’Adresse Musée de La Poste propose depuis peu des figurines à base d’étain peintes à la main. Ces pièces de collection représentent différents postillons, personnages célèbres liés à la Poste, et Léon Gambetta, alors ministre de l’intérieur et qui a pu s’échapper de Paris lors du siège de 1870 en ballon postal.

Le « postillon » est un personnage familier de l’Adresse Musée de La Poste. Il apparaît fréquemment au cours de la visite des collections permanentes. Cette figure marquante de l’univers postal doit son nom à la « poste », établissement placé le long des routes offrant dès le début du XVIème siècle des services aux voyageurs. Le postillon était chargé de conduire et de guider voyageurs et courriers du roi jusqu’au relais de poste suivant.

Alors ministre de l’intérieur, Léon Gambetta réussit à passer les lignes ennemies lors du siège de Paris en 1870… grâce à un ballon postal. Rejoignant ainsi le gouvernement provisoire replié en province, il participera activement à la réorganisation de l’armée et de la défense de la France. (MN/RP)

Photo : Figurines en alliage à base d’étain peintes à la main représentant des postillons ainsi que Léon Gambetta. Pièces fabriquées spécialement pour l’Adresse Musée de La Poste, en vente à la boutique du musée. L’Adresse Musée de La Poste, Paris/La Poste/DR.

Retenez la nuit…

Photo M. Fischer

Lancées en juin à titre expérimental, les « Nocturnes » de l’Adresse Musée de La Poste ont rapidement atteint leur rythme – soutenu – de croisière. En fermant désormais ses portes chaque jeudi à 20 h, au lieu de 18 h les autres jours, le musée attire de nouveaux et nombreux visiteurs. Cette plage horaire supplémentaire semble ainsi satisfaire aussi bien les actifs aux horaires extensibles, des retraités qui ne le sont pas moins, des jeunes aussi… Un succès qui, s’il se confirme dans les semaines à venir, pourrait inciter le musée à prolonger l’expérience.

Les visiteurs du soir de l’Adresse Musée de La Poste ne manquent pas de choix. A eux les onze salles de collections permanentes et leur parcours historique. Une véritable histoire de France à travers le transport des messages à cheval, par route, mer ou avion… Si les amateurs d’histoire y trouvent leur compte, les passionnés d’art sont loin d’être délaissés. Les expos La Poste vue par… Esmod Paris, comme Facteurs factices ou encore Nils-Udo Nature leur tendent les bras… Visiter le musée en début de soirée et aller dîner ensuite dans le quartier de Montparnasse. Joli programme, non ? (RP)

Les « Nocturnes » de l’Adresse Musée de La Poste, tous les jeudis de 18 h à 20 h.

A voir ou revoir sans plus tarder

L’été avance… C’est déjà la fin juillet. Et bientôt celle de deux expositions actuellement proposées par L’Adresse Musée de La Poste : La Poste vue par… Esmod Paris et Facteurs factices.

Deux présentations différentes (qui peuvent se visiter successivement ou indépendamment) : l’une est composée de tailleurs inspirés de l’univers de La Poste – remarquablement coupés – conçus par des élèves de l’école Esmod, l’autre de boîtes aux lettres rivalisant d’originalité et d’ingéniosité réalisées par les habitants d’un village du Loiret. Et toutes deux ont en commun d’être placées sous les signes de l’humour et de la fantaisie. A voir (ou revoir) sans trop tarder. (RP)

La Poste vue par… Esmod Paris, jusqu’au 20 août, salle 12. 

Facteurs factices, jusqu’au 27 août, salles 13, 14 et 15.

Une belle rencontre …

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Licenciée en histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2009, Marie-Charlotte Franco est partie l’année suivante à Rome, en tant qu’assistante de langue française. Actuellement en maîtrise de muséologie à l’Université du Québec à Montréal, elle a notamment suivi les cours d’Yves Bergeron – portant sur la conservation et les problématiques liées à l’histoire et a la mémoire – et de Bernard Schiele en exposition, interprétation, diffusion du patrimoine.

Dans le cadre de son parcours universitaire, un stage de trois mois au département du patrimoine de L’Adresse Musée de La Poste lui a permis de mettre en pratique les notions abordées tout au long de l’année en muséologie. Marie-Charlotte a donc participé à la conservation du patrimoine philatélique et postal du musée en travaillant avec les chargés de fonds sur plusieurs chantiers : l’inventaire des maquettes des timbres-poste, le conditionnement des poinçons, le récolement des textiles et des cartes et plans… Et c’est aussi avec un grand intérêt qu’elle a aidé à la mise en place de pièces philatéliques en salle 8 et 10 et pour le cabinet des trésors consacré à Louis Yvert (MC-F / MN).

Sur la photo : Marie-Charlotte Franco et Le Kid du musée. © L’Adresse Musée de La Poste, Paris, DR.

Pour une meilleure conservation préventive des collections…


L’Adresse Musée de La Poste, qui s’était équipé, il y a quelques années, d’une tour de stockage « Kardex » avec plateaux superposés, permettant un gain de place et de temps ainsi qu’une meilleure protection d’une partie de la collection des poinçons de timbres-poste, se dote aujourd’hui d’un second meuble, du même type, afin d’améliorer les conditions de conservation du reste de cette collection (comptant aujourd’hui plus de 20 000 pièces). Le « Kardex » s’avère être la meilleure solution pour un conditionnement dans les normes de la conservation préventive, de sécurité de ces œuvres et pour la gestion des mouvements (prêts, consultations).

L’événement a mobilisé durant toute cette semaine, à temps plein, une partie du personnel du Département de conservation du Patrimoine. Sur cette photo Anne-Cecile et Le Kid du musée. Les pièces sont mises sous pochettes neutres, elles sont indexées puis rangées par pays et selon la numérotation du catalogue Yvert et Tellier © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste. 

De nouveaux trésors exposés à l’Adresse Musée de La Poste

 L’Adresse Musée de La Poste choisit d’exposer dans son Cabinet des trésors (salle 11), durant le 3ème trimestre 2011, quelques trésors philatéliques en hommage à Louis Yvert (1866-1950). Ce dernier a marqué son époque, l’histoire de la philatélie et l’économie amiénoise. Maître imprimeur et éditeur philatélique à Amiens, Louis Yvert s’associe en 1889, avec Théodule Tellier (1856-1922) pour créer la firme « Yvert et Tellier » et fonder la revue « L’Echo de la Timbrologie», en 1895. Parallèlement au catalogue, Louis Yvert commercialise un album de timbres dont chaque page comporte des cases à l’intérieur desquelles on retrouve la reproduction des figurines postales et la même numérotation que celle portée sous chaque timbre-poste dans le catalogue.

Aujourd’hui encore, l’entreprise « Yvert et Tellier » qu’il a créé occupe une place de choix sur le marché international : elle a su rester familiale tout en s’adaptant à la philatélie des temps modernes et aux nouveaux médias. En 2010, la France lui rend hommage en lui consacrant un timbre-poste… (MN)

 Yves Beaujard, Louis Yvert, maquette du timbre-poste, crayon sur papier, 2010© L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste, DR.

« L’arbitrage et l’esprit sportif » à la cité du Design à Saint-Etienne

L’Adresse Musée de La Poste a prêté le coq d’Hervé Di Rosa « L’arbitre et l’esprit du jeu » à l’occasion de l’exposition « Design et foot. Un enjeu collectif » organisée par la cité du Design à Saint-Etienne. Cette œuvre, ainsi que des documents philatéliques sur le thème du football, y sont exposés du 21 avril au 18 septembre 2011. Cédric Soulette, ancien joueur de l’équipe de France de rugby à XV, souhaite en 2007 revaloriser la symbolique nationale et sportive du coq gaulois à l’approche de la coupe du monde de rugby. Des coqs géants sont alors réalisés en fibres de verre, puis parrainés par des grandes entreprises et confiées pour leur décoration à des artistes plasticiens de renom. Ces gallinacés sont ensuite vendus aux enchères au profit d’associations caritatives, notamment « un maillot pour la vie ». La Poste a choisi de participer à cette opération pour mettre en valeur son engagement sportif auprès des arbitres. C’est l’artiste Hervé di Rosa qui a interprété pour La Poste, un coq intitulé « L’arbitre et l’esprit du jeu ». Ainsi, en octobre 2007, à Fontainebleau, le musée de La Poste s’est porté acquéreur de ce coq (Cocoricopyright n° 11) parmi les 22 coqs d’artistes présentés dans la vente aux enchères publiques. Cette sculpture monumentale de 2,10 m de haut et de 70 kg a été exposée en 2010 au Siège du Groupe La Poste. Il est connu un modèle réduit de 30 cm de ce coq offert au musée en 2010. Il est aujourd’hui exposé dans les collections permanentes (salle 7) parmi d’autres objets démontrant le rôle important de La Poste dans ses actions de mécénat sportif. (PR)

Hervé di Rosa, L’arbitre et l’esprit du jeu, 2007 (Inv. 2007.145.1) © Coll. L’Adresse Musée de La Poste / La Poste, DR. © Photo Cité du Design, Saint-Etienne.  


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