Archives de juillet 2010

Expo « Aragon » : focus sur Niko Pirosmani

Né en 1862 dans le petit village de Mirzaani, dans une Géorgie alors sous domination russe, fils de paysan pauvre, orphelin à huit ans, Niko Pirosmani (Nikolai Aslanovitch Pirosmanashvili) fut recueilli par une famille cultivée de Tiflis, apprit le russe et reçut une instruction artistique ; il n’est donc pas tout à fait un peintre autodidacte comme on a pu le dire par la suite.

Un de ses premiers emplois fut celui de cheminot en charge du freinage. En effet, le Caucase étant une région très montagneuse, chaque wagon de chemin de fer était équipé d’un frein individuel et Pirosmani devait freiner quand il en recevait le signal. Ceci lui permit de traverser tout le pays et d’observer le paysage géorgien et la vie rurale, ce qui inspirera les nombreuses scènes populaires qu’il peindra par la suite.

Mais il n’était pas très régulier dans son travail aux chemins de fer et il ouvrit ensuite une échoppe pour vendre des produits laitiers. Rapidement il put louer un magasin qu’il décora lui-même et commença à peindre régulièrement. Toutefois, malgré la réussite de ses affaires, son tempérament changeant et vagabond reprit le dessus et il préférait se promener à travers la ville et écouter les musiciens des rues plutôt que d’avoir une activité régulière.

En 1912, les frères Zdanevitch, deux peintres d’origine géorgienne, élevés en France et en Russie, vinrent à Tiflis à la recherche d’artistes naïfs – l’art naïf était devenu populaire en Europe de l’Ouest avec notamment le Douanier Rousseau.  C’est ainsi que dans une taverne ils découvrirent les murs peints par Pirosmani, sans grand professionnalisme mais avec beaucoup d’énergie.

En mars 1913, les œuvres de Pirosmani furent présentées à l’exposition Cible organisée par les Futuristes russes. Il est aujourd’hui exposé dans l’exposition Aragon et l’art moderne, jusqu’au 19 septembre 2010.

Culture Timbres n°7 pour les vacances !

Culture Timbres n°7 (3e trimestre 2010) est paru. La e-lettre d’information a été expédiée à plus de 600 internautes philatélistes, collectionneurs et fans de l’Adresse Musée de La Poste. Un numéro qui vous propose un large focus sur nos expositions de l’été, sur les émissions philatéliques récentes et à venir et sur les trésors du musée, acquisitions et cabinet des trésors de la salle 11… sans oublier la parution de Relais 110, la revue de la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP). Cette e-lettre est disponible par abonnement gratuit (demande à faire à ladresse.contact@laposte.fr) ou en téléchargement :
Le fichier pdf du n°7 : Culture Timbres n°7

La collection de tenues de facteurs s’enrichit …

L’Adresse Musée de La Poste vient de faire l’acquisition d’une blouse de facteur rural français datée du tout début du XXe siècle.

Elle comporte trois boutons dorés marqués « Postes et télégraphes » sur le devant et un à chaque manche. Le Musée en possédait déjà quelques exemplaires mais pas dans un tel état de fraîcheur et de conservation. En effet, elle semble ne jamais avoir été portée. Vendue par la petite fille d’un facteur qui effectuait sa tournée quotidienne en Seine-et-Marne dans le secteur de Mormant-La Ferté-Gaucher, cette blouse, qui est en fait, une « biaude » de paysan, est un vêtement de travail très répandu dans les campagnes françaises à cette époque et au XIXe siècle. Elle a été adoptée par l’administration des postes de Louis-Philippe en 1835, soit cinq ans après la création du corps des facteurs du « Service rural ». Elle ne faisait qu’officialiser une tenue que les facteurs, souvent de petite condition, portaient de toute façon. L’administration va donc lui ajouter un col « écarlate », des boutons marqués « Service rural », plus tard « Postes et Télégraphes » et une ceinture de cuir noir. Avant cela, seul l’écusson marqué « Direction générale des postes » et le portefeuille de cuir noir permettaient à la population d’identifier (difficilement) son facteur. Ainsi, cette tenue sera utilisée, à quelques petites adaptations près, pendant près de 80 ans.

Blouse de facteur rural français, vers 1900 © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste.

L’Adresse LeMag 4 est sorti !

Le nouveau L’Adresse LeMag, la publication du musée destinée aux visiteurs, vient de sortir et qui est disponible gratuitement au musée ou téléchargeable ci-dessous. Un numéro qui s’arrête en particulier sur les expositions proposées jusqu’en septembre prochain (l’exposition photo Architecture postale, l’incontournable Aragon et l’art moderne et la présentation La Poste vue par… de L’école Olivier de Serres) et sur la politique d’acquisition du musée. Au menu également de cette édition : les émissions philatéliques en cours et à venir, un « billet » de l’écrivain Marie Desplechin, les produits de l’été… . De la lecture pour vos vacances !
L’Adresse LeMag n°4 (juillet 2010)

Zao Wou-Ki au Prieuré Saint-Cosme (Touraine)

Zao Wou-Ki, artiste peintre né en 1921, s’est vu confié la réalisation d’une série de 14 vitraux pour le Prieuré Saint-Cosme à La Riche près de Tours, par le Conseil général d’Indre-et-Loire, actuel propriétaire des lieux.
À l’occasion de l’inauguration, une exposition est organisée dans le Réfectoire du Prieuré du 3 juillet au 19 septembre 2010, sur le thème « Zao Wou-Ki et les Arts décoratifs », mettant en lumière la production « arts appliqués » de l’artiste : céramiques et porcelaines, tapis et tapisseries, stylos et livres de bibliophilie. Dans ce cadre, L’Adresse Musée de La Poste met à la disposition du Conseil général le travail « philatélique » de Zao Wou-Ki : la maquette du timbre-poste de 1995, aquarelle de l’artiste, et des pièces philatéliques ayant servi à la fabrication du document philatélique officiel du timbre-poste (poinçons, épreuve de disposition et épreuve d’artiste).

Le Prieuré Saint-Cosme a été fondé en 1092 afin d’accueillir les pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle. Le poète Pierre de Ronsard (1524-1585) aimait ce lieu dont il a été Prieur dès 1565. Il est inhumé dans le chœur de l’église, où se trouve son tombeau.

Zao Wou-Ki, maquette du timbre-poste « Zao Wou-Ki », aquarelle sur papier, 1995 © L’Adresse Musée de La Poste, Paris.

Marcel Gromaire, une oeuvre grave et puissante

Présent dans l’exposition Aragon et l’art moderne, peintre et graveur, Marcel Gromaire est à la fois un artiste expressionniste (bien qu’il n’ait jamais revendiqué cette filiation) et classique. Né à Noyelles-sur-Sambre en 1892, dans le département du Nord, il commence sa formation à Douai avant de monter à Paris pour y suivre des études de droit. Il rencontre alors les peintres de Montparnasse et commence son apprentissage artistique. Il restera sa vie entière marqué par les sept années passées sous les drapeaux, avant et durant la première guerre mondiale. En 1917, en solidarité avec les poilus protestataires, il publie des dessins dans les journaux des tranchées, dont Le Crapouillot. Son œuvre, grave et puissante, aux figures géométriquement construites, est notamment marquée par l’influence de Matisse et de Cézanne. L’Adresse Musée de La Poste, dans son exposition Aragon et l’art moderne, présente deux de ses tableaux : La batelière (1924) et Saules en hiver (1934).

Aragon et l’art moderne, jusqu’au 19 septembre, galerie du Messager

Architecture postale… des photos et des maquettes

L’exposition organisée du 5 juillet au 28 septembre 2010 à l’Adresse Musée de La Poste, propose de faire découvrir plus de cent ans d’architecture postale à partir de photographies et documents anciens et à travers le regard de trois photographes : Stéphane Couturier, Yann Charbonnier, Jean-Christophe Ballot.

Hôtels des Postes aux allures monumentales de la fin du 19e siècle tel Paris rue du Louvre, façades Art déco d’avant guerre, bureaux au style régionaliste, bâtiments au classicisme élégant comme le bureau d’Avignon, plates-formes industrielles, constructions contemporaines, telle est la composition du patrimoine architectural de La Poste.
C’est cette diversité qu’évoque la première partie de l’exposition Architecture postale, une histoire en mouvement. Réalisée à partir de documents photographiques souvent anciens, ce sont plus de 150 constructions postales qui sont évoquées. Maquettes, plans, enseignes complètent cette présentation.
Dans la 2e partie de l’exposition, les photographes Stéphane Couturier, Yann Charbonnier et Jean-Christophe Ballot proposent, chacun avec sa propre approche artistique, un travail sur des sites postaux de styles et d’époques aussi différents que l’hôtel des Postes du Louvre, le futur siège de La Banque Postale, la poste centrale de Nantes et la plate-forme industrielle courrier de Bois d’Arcy ou des bureaux Art déco parisiens.

C’est une histoire de l’architecture postale en mouvement qui est racontée à travers cette exposition. Poste Immo, opérateur immobilier du Groupe La Poste, est mécène de l’exposition.

Des photos du montage de l’exposition et de l’exposition elle-même, c’est ici.


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