Archive pour mai 2010

Cinéastes affranchis : Valérie Donzelli, marraine du festival

Le festival Cinéastes affranchis accueillera la réalisatrice Valérie Donzelli, marraine de sa 3e édition, avec la projection les 26 et 27 mai d’un court métrage inédit intitulé Madeleine et le facteur.

Valérie Donzelli fait d’abord des études d’architecture avant de se tourner vers le cinéma. Elle débute sa carrière de comédienne en 1998 dans le film Herbert C. Berliner de Marc Gibaja. En 2000, elle décroche le premier rôle dans le sombre Martha… Martha de Sandrine Veysset. Saluée par la critique, sa performance lui vaut le Prix Michel Simon. Désormais lancée, elle enchaîne avec le tournage Des Ames Calînes avec François Berléand. En 2003, ce sera Cette femme-là de Guillaume Nicloux, ou encore un rôle dans Le Lion volatil, court-métrage d’Agnès Varda. C’est derrière la caméra que l’on retrouve Valérie Donzelli avec son premier court métrage Il fait beau dans la plus belle ville du monde, présenté à la Quinzaine Des Réalisateurs en 2008. En 2010, elle revient à la réalisation mais avec un long-métrage cette fois : La Reine des pommes, dont elle tient aussi le rôle principal, celui d’Adèle, une jeune trentenaire qui tente de reconstruire sa vie après une rupture.

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Cinéastes affranchis à l’Adresse Musée de La Poste

L’Adresse Musée de La Poste, avec le soutien du Ministère de l’Éducation nationale organise, pour la troisième année, le festival des Cinéastes Affranchis, le 26 mai au cinéma L’Entrepôt et le 27 mai à l’Adresse Musée de La Poste. Ce festival permet de découvrir sur le thème de la lettre au cinéma un film d’auteur, cette année celui de Valérie Donzelli, et des films d’élèves produits dans le cadre d’un projet pédagogique établi sur l’année scolaire, en collège ou au lycée.

Dans le cadre du festival Cinéastes Affranchis, Valérie Donzelli propose un court métrage inédit : Madeleine et le facteur, un film en correspondances fondé sur l’idée de la rupture par la lettre avec la complicité d’un facteur…
Dossier de presse Cineastes 2010

Guillaumet est sorti de la Cordillère des Andes !

Le 13 juin 1930, lors du 124e vol postal au-dessus de la Cordillère des Andes entre Santiago du Chili et Mendoza, Henri Guillaumet est plaqué au sol avec son avion Potez 25, pris par une mauvaise tempête de neige. Indemne, sans possibilité de décoller de nouveau – l’avion a capoté dans l’accident –, Guillaumet décide de tenter de sortir de la Cordillère en marchant jour et nuit vers l’Est, en direction de l’Argentine. Sans nourriture, à des températures très froides, il réussit à franchir trois cols, marchant cinq jours et quatre nuits. Parallèlement, les recherches ne donnent rien, les avions survolent les montagnes, mais ne trouvent ni l’avion, ni le pilote. Le 5e jour, Guillaumet sort de la Cordillère et est récupéré par un paysan. Le 21 juin, Marcel Bouilloux-Lafont, président de la Cie Générale Aéropostale, prévient par télégramme Jean Mermoz : Guillaumet est sain et sauf !  Ce document, exceptionnel, a été acquis par la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP) ; il fera l’objet d’un article dans le prochain numéro de la revue Relais.

Le télégramme de Marcel Bouilloux-Lafont, daté du 21 juin 1930 © SAMP, 2010. Cliquez sur le télégramme pour une image plus grande.

Disparition du graveur Joseph Rajewicz

Le 19 février 2010 est décédé à Paris Joseph Rajewicz, artiste d’origine polonaise, graveur sur bois et sur cuivre, auteur de timbres-poste et de médailles.

C’est à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie que Joseph Rajewicz, né en 1919, apprend son métier de dessinateur et de graveur. En  1953, une de ses gravures sur bois représentant Copernic, est reprise pour illustrer un entier postal. L’année suivante, il réalise son  premier timbre-poste pour la Pologne représentant en blanc sur fond bleu une patineuse en extension. Il arrive en France au début des années  1960. Il illustre alors des catalogues (Yvert et Tellier) et participe à l’Exposition Internationale de gravure (1969). Son ambition étant de travailler pour l’Atelier du timbre il passe, en 1982, un examen, décisif pour sa carrière, au sein de la Poste française. Il exécute alors le portrait en buste de Georges Clemenceau et ce qui lui permettra de recevoir des commandes de la Poste. Dans un premier temps il illustre des « documents  philatéliques officiels » (1983) puis, des gravures de timbres-poste comme la série Europa (1985), la série des préoblitérés d’après Picart Le Doux (1986) ou encore, le portrait d’Augustin Cauchy (1990). Joseph Rajewicz est également graveur de médailles et lauréat en 1980 du concours organisé par la Monnaie de Paris pour commémorer le graveur Jean Chièze (1898-1975).

Photo de Joseph Rajewicz © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste, DR.

Culture Timbres n°6 est paru

Le 6e numéro de Culture Timbres est paru. Au sommaire, un aperçu très large sur l’exposition Aragon et l’art moderne, sur les émissions philatéliques actuelles, mais également sur l’actualité philatélique de l’Adresse Musée de La Poste : la prochain exposition du Club Philatélique de l’Élysée (2-12 juin) au musée – on en reparlera sur ce blog -, le trésor du musée de la salle 11 ou les dernières acquisitions pour les collections philatéliques et postales.

Un numéro toujours aussi complet pour les philatélistes. Sur abonnement gratuit (demande à faire à ladresse.contact@laposte.fr) ou en téléchargement :
Le fichier pdf du n°6 : Culture Timbres n°6

Promenades déambulatoires chez Aragon

Dans le cadre de l’exposition Aragon et l’art moderne, le musée propose un itinéraire théâtre, Textes et paroles d’Aragon. Une promenade déambulatoire dans l’exposition avec des comédiens qui s’appuient sur des textes et des poésies d’Aragon afin de montrer la place de cet homme dans l’art moderne, sa relation avec les artistes,  mais aussi sa vie avec Elsa Triolet.  Cette promenade très particulière est proposée en partenariat avec le Centre des Arts de la Scène.

Elle dure 30 minutes et est programmée le 5, 12, 19, 29 mai et le 2,12,16,23 juin à 15h00 et 16h30. Cette animation est gratuite et accessible avec le billet d’entrée de l’exposition…
Bonne promenade !

Promenade déambulatoire du 5 mai 2010 © photo C. Suc-Rouxel, L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste.

Dernière acquisition philatélique : les épreuves du 5 F Empire

Comme dans tout musée, les collections de l’Adresse Musée de La Poste s’enrichissent par achat, don, versement et legs. Le musée a eu ainsi l’opportunité d’acquérir cette année cinq pièces philatéliques prestigieuses, provenant de la collection du comte Durrieu, grand collectionneur du XIXe siècle. Elles permettent de mieux comprendre la conception du timbre-poste 5 F Empire (Napoléon III) de 1869 et complètent les collections du musée.

En 1853, apparaissent les premiers timbres-poste à l’effigie de Napoléon III (la légende est « Empire franç(ais) »). Puis, pour évoquer les victoires des campagnes d’Italie de 1860, Napoléon III veut ceindre sa tête d’une couronne de lauriers. Les premiers timbres dits « Empire lauré » apparaissent en décembre 1862. En avril 1866, on décide de créer un timbre à 5 F pour les lettres pesantes à destination de l’étranger (la plus forte valeur faciale à l’époque). À la Monnaie de Paris, Désiré-Albert Barre, dessinateur-graveur, est en conflit avec Anatole-Hulot, directeur de la fabrication des timbres. Aussi, DA. Barre refuse de graver le poinçon du nouveau timbre-poste  et Hulot essaie de « bricoler » un poinçon à partir d’un poinçon d’un timbre fiscal. Les parties en cuivre de ce dernier sont enserrées dans un cadre en acier. La valeur (5) et l’unité monétaire (F) sont imprimées à part. Un dessin de Hulot montre la mise en place des lettres à graver, puis des épreuves du cadre et du timbre sont tirées afin de permettre la vérification de la qualité de la gravure. Hulot mettra trois ans pour sortir ce timbre, en décembre 1869. La figurine est rare et de grand format. Elle est bien la seule qui porte la mention « Timbre-poste ». Plus d’un million de vignettes seront utilisées jusqu’en 1877.

Épreuve définitive du poinçon du 5 F Empire terminée dans la couleur choisie et avec sa valeur présentée à la Commission des Monnaies et Médailles, 1869 © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste.


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